Commémorations du Centenaire de la 1ere guerre mondiale

Cérémonie militaire du souvenir à l’Ambassade de France à Kampala en mémoire des victimes de la Grande Guerre et des soldats qui aujourd’hui encore donnent leur vie au service de la paix et de la démocratie.

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Discours de Son Excellence Madame Sophie Makame, Ambassadeur de France en Ouganda - 11 Novembre 2014
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La course à la Mer : de la Marne à la mer du nord
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C’est à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l’année 2014, soit quatre-vingt-seize ans jour pour jour, heure pour heure après que le son des clairons a fait vibrer par-dessus les tranchées la sonnerie du cessez-le-feu, mettant un terme à quatre années d’une longue guerre fratricide et meurtrière, que les Couleurs françaises et européennes, hissées par deux jeunes collégiens de l’Ecole française des Grands lacs, se sont déployées dans l’azur du ciel de Kampala.

Quelques minutes plus tôt, la communauté diplomatique de Kampala, les attachés de défense, des agents de l’ambassade et quelques élèves de l’École française des Grands Lacs avaient rejoint l’Ambassade de France, répondant présents à l’invitation de Madame Sophie Makame, ambassadrice de France en Ouganda.

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La cérémonie militaire se voulait simple mais chargée de symboles.

En premier lieu, s’agissant de la participation :

-  le corps diplomatique pour témoigner ainsi que le combat pour la paix s’inscrit tout d’abord dans une démarche politique et universelle ;
-  Les attachés de défense pour rappeler le sacrifice des hommes et des femmes sur le terrain, dont certains comme nos anciens tirailleurs venus de si loin pour se battre et mourir aux côtés de leurs frères d’armes français ;
-  un détachement de Djibouti qui venait d’achever l’entraînement individuel du prochain groupement de bataillon appelé à être déployé en janvier en Somalie dans le cadre de l’AMISOM, symbolisant ainsi l’engagement constant de la France, comme celui de ses alliés, au service de la paix ;

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-  l’invité d’honneur des UPDF, le colonel Felix KULAIGYE, pour rappeler le sens de la coopération militaire française au profit de l’Ouganda ;
-  des élèves de l’École des Grands Lacs afin que le devoir de mémoire puisse se perpétuer aux seins des jeunes générations, à l’heure où les derniers « Poilus » ont disparu.

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Le second symbole résidait dans le choix des musiques jouées en prélude à la cérémonie. En effet, ce 11 novembre 2014 était un double anniversaire, celui de l’armistice de 1918 mais aussi de la bataille « la Course à la mer » qui, si elle avait été décisive, aurait pu mettre un terme plus rapide à la guerre. Or, lors de ces combats dans les plaines des Flandres, dans ce petit bout de Belgique, les tirailleurs sénégalais se sont particulièrement illustrés. Ainsi, le chant des Africains composé en 1915 a été joué en leur souvenir. A leurs côtés, pour la première fois de son histoire, la très récente brigade de fusiliers marins de l’Amiral Ronach’, dont les hommes étaient surnommés « les demoiselles en pompons rouges » du fait de leur (trop) jeune âge, s’est battue vaillamment en dépit d’un manque cruel d’expérience. Pour eux la gaita, cornemuse galicienne a sonné une interprétation du concerto d’Aranjuez. Ce concerto était à la fois un petit clin d’œil à l’origine souvent bretonne des fusiliers marins, mais aussi un hommage solennel rendu aux victimes des deux guerres mondiales et à tous ceux qui depuis sont tombés, notamment en Afrique, au champ d’honneur pour promouvoir la paix, la liberté et la démocratie. Car l’esprit qui anime nos soldats aujourd’hui est le même que celui de leurs ainés et de leurs compagnons d’armes africains de 1914-1918.

Enfin l’implication des plus jeunes était une façon de les sensibiliser à la nécessité du devoir de mémoire : Erwan et Emile, tous deux collégiens, ont monté les Couleurs et Ilan, lycéen, a lu le récit de la Course à la mer.

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Les Couleurs, hissées en parfaite synchronisation par nos jeunes collégiens et flottant fièrement aux hauts des mâts, les invités ont été priés de se diriger vers les jardins de l’ambassade pour écouter l’adresse de Madame l’ambassadeur de France en Ouganda, Sophie MAKAME.

Rappelant la symbolique de la célébration de l’armistice, Madame l’ambassadeur a poursuivi en soulignant l’engagement de la France et le prix du sang payé par nos soldats au service de la paix et de la démocratie dans la lutte contre le terrorisme.

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Puis, prenant la parole à son tour, avec une pointe d’émotion perceptible dans une voix malgré tout empreinte par la gravité et la solennité du moment, Ilan a fait le récit de la bataille « la course à la mer », bataille qui aurait pu changer le cours de la guerre si l’un des deux camps l’avait remportée.

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Portés par la brise, les deux emblèmes français et européen ont déployé leurs couleurs vives dans un ciel sans nuage au moment même où la sonnerie « aux morts » s’élevait dans un silence religieux, suivie de la minute de silence que les notes vibrantes de la Marseillaise sont venues ponctuer en un ultime hommage.

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Dernière modification : 11/10/2016

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