Ouverture des Géopolitiques de Kampala [en]

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Les Géopolitiques de Kampala connaissent cette année leur quatrième édition. Les deux premières s’étaient tenues à l’Université de Makerere et avaient offert aux étudiants de l’université une plateforme d’échange et de réflexion. La troisième édition, en 2020, avait dû être organisée dans un format en ligne du fait de la situation sanitaire. L’ensemble des partenaires avaient regretté cette distance imposée par la pandémie avec son audience majeure, la jeunesse. Cette année, l’organisation de la Conférence à Makerere était donc particulièrement attendue.

Les partenaires historiques des Géopolitiques étaient tous présents et ont inauguré la première journée d’échanges dans le magnifique auditorium du bâtiment CTF2 de l’Université de Makerere, paré des couleurs des Géopolitiques pour l’occasion. Aux côtés de l’Ambassadeur de France, Jules-Armand Aniambossou, étaient présents Ezra Suruma, chancelier de l’Université de Makerere, Anna Reismann, directrice pays de KAS pour l’Ouganda et le Soudan du Sud, Sylvie Matelly, directrice adjointe de l’IRIS (qui participait en ligne), Adekemi Ndieli, représentante pays d’ONU Femmes et Patrice Gilles, directeur de l’Alliance française de Kampala.

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Le discours du chancelier était particulièrement attendu en cette année du centenaire de l’Université de Makerere. Le chancelier a insisté dans son discours sur l’enseignement et sur les valeurs que porte l’université. Il a évoqué l’enseignement à distance et a ouvert la réflexion aux grands défis qu’il a posés ces deux dernières années. La formation aux outils technologiques et l’investissement dans l’enseignement à distance sont des exigences que le secteur de l’enseignement supérieur doit se prêter à lui-même en temps de pandémie, a-t-il souligné. La jeunesse était très présente dans ses paroles et le public présent dans la salle, constitué en majeure partie d’étudiants, y a été manifestement sensible.

À sa suite s’est exprimé l’Ambassadeur de France. Son discours était centré sur les enjeux majeurs des conférences pour la diplomatie française. Il a ainsi commencé par mettre en lumière le rôle majeur joué par les jeunes penseurs sur le continent africain, les global shapers qui font aujourd’hui avancer le débat et la réflexion. Il a ensuite souhaité mettre l’accent sur l’importance de la liberté d’expression, en particulier dans le contexte contemporain où la place laissée aux intox peut être dangereusement grande. Il a enfin montré que les réseaux sociaux, qui peuvent être une plateforme pour ces dérives, peuvent néanmoins être un espace d’échange et de réflexion extrêmement fécond, notamment pour la jeunesse, et il s’est félicité que les partenaires des Conférences aient cette année misé sur les réseaux sociaux – avec l’usage des Twitter Spaces par exemple – pour impliquer les jeunes.

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C’est Anna Reismann qui a ensuite pris la parole. Dans son discours, elle a insisté sur plusieurs notions clefs. D’une part, elle a tenu à témoigner son engagement autour de la question de la responsabilité. Il y a une responsabilité du leadership a-t-elle souligné : dans le gouvernement, la justice, l’administration, la communication, l’économie. Les institutions doivent être fortes afin d’offrir un cadre solide à la société et lui permettre de mettre en œuvre et de pérenniser l’égalité. D’autre part, la représentante de KAS a souligné l’importance des partenariats dans une optique de stabilité et de sécurité.

Sylvie Matelly a souhaité mettre l’accent sur l’éducation et la nécessité de faire participer les jeunes de manière égalitaire. Elle a rappelé que les Conférences des Géopolitiques ont été pensées, dès leur création, pour être un espace d’échange et de partage, et a souligné les valeurs portées par les partenaires des Géopolitiques. Loin d’être un obstacle, la pandémie nous a permis de redéfinir les ambitions que nous devons nous donner et la nécessité de réfléchir ensemble aux enjeux contemporains.

Adekemi Ndieli a axé son discours sur l’importance de l’égalité de genre. Loin de ne promouvoir cette valeur que de manière abstraite, elle a montré que dans tous les aspects de la société, cette notion était clef pour faire avancer positivement la citoyenneté. Elle a ainsi souligné que la présence des femmes dans l’économie permet d’augmenter la productivité et de favoriser la diversification de l’économie. Il faut faire porter la voix des femmes a-t-elle clamé. L’égalité de genre est un défi majeur pour l’économie. Adekemi Ndieli a ainsi fait le vœu que les Géopolitiques soulignent ces valeurs dans les débats et ouvrent la voie à la promotion de débats, à l’identification de stratégies, pour trouver des solutions afin d’inclure davantage les femmes dans la société.

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L’ouverture des Conférences, filmée et retransmise en direct sur NBS, a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Le suivi des premiers débats a été extrêmement important, à la fois à l’Université de Makerere et en ligne, ce dont se réjouissent les partenaires.

Le programme des Conférences, qui se clôtureront le vendredi 12 novembre, est disponible ci-dessous.

PDF - 1.9 Mo
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Dernière modification : 19/11/2021

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